Les conjoints accompagnateurs

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Je l’ai souvent expliqué dans ce podcast Exexpat : j’ai immigré à Toronto pendant 9 ans avec mon mari, un britannico-canadien qui avait besoin de s’accomplir professionnellement dans son propre pays après des années de galère en France. Nous n’avons donc pas été envoyé par une entreprise. Malgré tout j’ai vécu ce syndrome du conjoint suiveur d’expat : tout lâcher de sa vie en France, quitter sa famille, ses amis, son boulot et se demander ce qu’on va devenir arrivé dans le pays d’expatriation.

Evidemment au retour, même si on n’est pas resté très longtemps, il faut se réajuster également comme Claire qui revient de Détroit et dont le rôle d’accompagnatrice pèse plus au retour qu’au départ et Valentine qui a un joli projet professionnel, mais qui se rend compte qu’elle a beaucoup abandonné de sa propre carrière pour suvre son mari à Washington.

92 % des conjoints accompagnateurs sont des femmes selon une étude internationale réalisée par Humanis, la CFE et Expat Communication en 2017. On dit souvent, qui prend mari prend pays. Mais on se rend compte que de plus en plus d’hommes suivent leurs épouses, celles-ci n’hésitant plus à tenter l’aventure de l’expatriation.

Jean-Claude de Sa de monpsyetmoi.com a suivi son conjoint pendant 2 ans à Singapour et en a profité pour préparer son retour en devenant psychopraticien

Jean-Baptiste Penent, fondateur de la plateforme de diffusion podcast Talkers a lui suivi sa conjointe en République tchèque sans trop de pression sociale

Enfin et comme toujours dans ce podcast, une parole d’expert. Selon l’étude sus-nommée, seulement 46% des conjoints accompagnateurs travaillent en expatriation. Mais combien au retour? Comment retomber sur ses pied quand le CV devient atypique? On a demandé à Virginie Jocteur-Monrozier, fondatrice de Optimexpat, Service d'accompagnement professionnel à distance pour les expatriés

Comme d’habitude on remarque qu’ un bon retour pour le conjoint accompagnateur qui s’est un peu effacé durant toute cette aventure, dépend vraiment d’une bonne préparation. Ne vous oubliez pas… finalement c’est vous le moteur.