Le supermarché

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Redécouvrir le supermarché français après des années d'expatriation!!! Exexpat le podcast vous emmène faire les courses et péter une durite, comme Lucie, devant les yaourts et la charcuterie... Episode 10 saison 3 en caddie... et Ma Petite France qui vous envoie des colis de bouffe partout dans le monde!

Un jour que je me baladais sur les pages facebook dédiées à l’expatriation et au retour de l’expatriation, et je tombe sur un post d’une fille en transe parce qu’elle vient de sortir d’une heure de frénésie consummériste dans un supermarché. Des centaines de français autour du monde avaient eux-même réagi à ce post pour dire à quel point ils comprenaient son délire devant la bouffe hexagonale tant fantasmée depuis des mois, des années. Je me suis rappelée moi aussi dans quel état j’étais quand j’ai retrouvé les kilomètres de yaourts, le camembert coulant et les merveilleux petit lu au supermarché du coin il y a 4 ans. Pour ce nouvel épisode j’ai donc décidé de partir faire les course avec Lucie arrivée il y a 2 jours d’expatriation. Elle a vécu 2 ans avec son amoureux au Canada, à Toronto. Oui là même où j’ai passé 9 ans de ma vie. On avait donc un peu les mêmes références certes, mais je pense que tout bon expat revenu de n’importe quel continent, va se reconnaître.

Cette envie irrépressible de bons petits plats et produits français, elle arrive pratiquement à tout le monde. Certains, comme Julien et Benjamin, en ont fait leur business. Du coup ils ont créer Ma petite France, un site internet qui proposent des produits alimentaires artisanaux français aux expatriés. Exexpats tous les 2, ils savent bien à quel point le manque de nos recettes frenchies peut nous rendre un peu dingue. Benjamin d’ailleurs va à la rencontre des producteurs de nos terroirs pour proposer les meilleurs aliments

Sachez que cet automne, si vous avez la nostalgie de la Daube de boeuf, du Cassoulet, des Sablés breton ou tout simplement du pain, ma petite france vous offre 10% sur votre panier. Et puis si vous voulez participer au Best Of d’Exexpat le podcast, n’hésitez pas à nous écrire à exexpatlepodcast@gmail.com : on aimerait vous donner la parole! Choisissez un ancien épisode dans les 3 premières saisons et enregistrez sur votre dictaphone par exemple une petite introduction à l’épisode que vous avez choisi. Et n’oubliez pas de nous dire qui vous êtes!

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Le retour des cerveaux

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La fuite des cerveaux français touche t elle à sa fin? titrent les Echos Start en juin 2018. On y a pas mal cru pendant un moment, quand le président français, a appelé nos cerveaux français à rentrer, et aux cerveaux étrangers à venir s’installer chez nous. Depuis on se demande si la France n’a pas été un peu vite en besogne. Certes l’économie a semblé aller mieux, la french tech, les start up et même les grosses entreprises ont eut l’air d’avoir envie de faire réussir nos ingénieurs et autres chercheurs… Bref l’économie a boosté l’attractivité.

Mais c’était sans compter avec les bonnes habitudes de la France qui ne s’est en fait, semble-t-il au vu des témoignages nombreux dans ce podcast, pas du tout préparée à recevoir tous ces gens, ni à leur donner une vraie place dans la société gauloise.

En 2018 voilà ce que l’on apprenait dans les Echos :

Les jeunes veulent moins s’expatrier pour le travail. C'est ce que l'on retient d'une nouvelle étude réalisée par le cabinet de conseil BCG, auprès de 367 000 personnes dans le monde et 8.000 en France (dont 80% possèdent au moins un bac+3). Donc cette étude Decoding Global Talentconfirmait déjà en 2018 un regain d’attractivité de l’Hexagone auprès des moins de 30 ans. Les échos poursuivent avec cette analyse : Si le désir d’une expérience à l’étranger reste fort pour les français de moins de 30 ans - 79% d’entre eux rêvent d’expatriation - il est en forte baisse par rapport à 2014, où 94% étaient désireux de travailler hors de frontières nationales.

Qu’en est-il aujourd’hui? J’ai été posé la question au Boston Consulting Group comme vous pourrez l’entendre à la fin de cet épisode. Mais d’abord comme d’habitude, place aux témoignages. Car vous allez l’entendre, Laure et Judith, 2 cerveaux revenus en France sont mitigés face à l’accueil de leur pays.

Laure Bottinelli, la trentaine, est rentrée il y a 6 mois d’Haiti où elle a créé sa propre ONG Anacaona. Après 10 ans d’expatriation dans des pays en crise, elle revient en France où tout à coup elle redécouvre le privilège de prendre une douche quand bon lui semble.

Judith, elle, décide de vivre au Pays-bas en 2010 après des études de géologie à Nancy et au Pays Bas. Pendant 7 ans elle travaille comme ingénieure en géotechnique pour une entreprise scientifique hollandaise. Et puis la France lui fait de l’oeil. Fini la fuite des cerveaux, le retour est décidé. Et bien sûr cela ne se passe pas du tout comme prévu.

Alors que disent les chiffres sur l’expatriation et le retour? Je vous le disais en début d’épisode, le Boston Consulting Group s’est penché sur la question et j’ai demandé à Fanny Potier-Koninckx, auteure de l’étude Decoding Global Talent et directrice au bureau de Paris de BCG, de nous faire le bilan

Les accueils Fiafe

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Quand on s’expatrie et encore plus quand on rentre en France, on pense souvent que,  soit pour montrer qu’on a fait le bon choix, soit parce qu’on veut faire le super héros et qu’on a toute la culpabilité sociale d’avoir justement choisi de partir ou revenir, on pense donc que c’est mieux de se débrouiller tout seul, de refuser l’aide qui est pourtant à portée de main. Heureusement l’aventure aller ou retour se passe souvent relativement bien. Mais parfois c’est compliqué si ce n’est carrément la berezina : on ne comprend rien, on se sent seul et abandonné, on déprime.

On vous avait déjà parlé des différentes communautés exexpat qui existent en France au cours de la Saison 3. Là on va carrément aller retrouver un véritable réseau d’entraide qui tisse sa toile depuis 1984 dans le monde entier : Les Accueils Fiafe, fédération internationale des accueils français et francophones d’expatriés. Sur Facebook https://bit.ly/2mbvPup

Pourquoi? Parce que c’est un des plus vieux et des plus gros réseaux d’associations pour expatriés. Mais surtout parce que ces accueils vous reçoivent dans 90 pays dans le monde pour vous soutenir et vous permettre de rencontrer du monde. Déjà 100 000 membres ont décidé de s’entraider (comme une page facebook avant l’heure). Donc depuis 1984 on est passé de 12 accueils à 150 aujourd’hui et je peux vous dire qu’on n’y chôme pas. Petit tour d’horizon avec la présidente de la fédération Corine Levet.

Pardonnez la qualité des sons issus de conférence ou envoyés par nos interlocuteurs de l’autre bout du monde .

Beaucoup d’entre nous, expat et exexpat, refusons de l’aide au début de nos aventures d’expatriation et de ou de retour. C’était le cas de Anne Luong. Multiexpatriée depuis 2007, elle est partie avec son mari qui l’a suivi, d’abord au Vietnam, puis au Turkmenistan, Hong-Kong, Qatar pour finir par l’Egypte il y a quelques mois. Devenue la suiveuse, elle passe son temps à chercher du travail à chaque expatriation. Frustrée par la situation, elle crée sa propre activité Mrs Fanjat et ouvre une page facebook Expat Carrière Nomade. En s’ouvrant ainsi au monde, à la technologie, elle se rend compte qu’elle peut prendre le temps de s’installer et de s’épanouir, de rencontrer la communauté et ne pas culpabiliser de profiter de ce qu’on pouvait lui apporter. Au bout de 13 ans elle s’est donc inscrite pour la 1ere fois à l’accueil Fiafe du Caire.

Ce qui est important de bien comprendre dans tout ça, c’est que vous ne gagnerez pas de médaille au bout de l’aventure parce que vous avez réussi à la faire seul sans aide de personne. Nous sommes tous connectés, ce qui parfois empêche de nous rencontrer. Mais cela permet aussi de découvrir que nous ne sommes pas seul à vivre des moments difficiles, ou à ne pas comprendre pourquoi nous n’arrivons pas à nous intégrer dans un autre pays ou même dans notre propre pays. Et quand la connexion s’est faite de façon virtuelle, pourquoi ne pas aller réellement participer à cette construction d’une nouvelle vie dans un nouvel endroit, même si c’est la France que l’on croit si bien connaître au retour, et qui pourtant a tant changé… en tout cas à nos yeux. Rejoignez France Retour Accueil



Les ados

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Nouvelle rentrée scolaire. Back to school guys on vous dit!

Justement nos ados viennent de rentrer de vacances après avoir redécouvert ce qu’était la France. Le truc c’est que l’expatriation ça nous les a changé en êtres encore plus ouverst, curieux, affamé de culture et de rencontre, mais aussi totalement déboussolés au retour, souvent un peu tristes et parfois ayant du mal à se réintégrer dans le cercle très select des ados français. Nous sommes donc allés à leur rencontre et sincèrement l’adolescence c’est peut-être pas facile, mais ces jeunes gens exexpats sont inspirants et clairement la clé d’un futur qu’on espère brillant.

Louis, Maria, Philippe, Mahaut… ces ados ont tous un point commun : ils ont vécu l’expatriation et le retour… Mais pas forcément de la même manière. Et surtout ils n’ont pas le même âge et donc la même maturité dans l’adolescence.

Alors on commence avec le plus petit : Louis… on pourrait dire qu’à 12 ans il est encore un enfant… mais c’est justement ce moment charnière de pré-adolescence qui nous a fait tilter. Il y a 3 ans, le papa de Louis a une opportunité de travailler 2 ans à Détroit aux Etats-Unis. Toute la famille est partante même si c’est un peu en trainant des pieds. L’aventure devait durer 2 ans, elle a duré 2 ans… Mais le retour n’avait sûrement pas été envisagé comme une épreuve.

Maria c’est la grande soeur de Louis. A 14 ans elle vit cette aventure de façon différente, et, même si elle ne l’avoue pas, est prête à soutenir son petit frère dans ce retour un peu difficile.

On reste aux Etats-Unis avec Philippe. Lui aussi a suivi papa et maman. Mais en 2 ans il est non seulement devenu un jeune homme, mais un jeune homme américain. 

Quant à Mahaut, 17 ans, elle n’a jamais vécu en France depuis l’âge de 1 an. Mexique, Chine, Brésil l’ont vu grandir. Rentrée en début d’année, mais donc en milieu d’année scolaire, elle a décidé de vivre cette nouvelle aventure comme un nouvelle expatriation. 

Et puis comme toujours dans Exexpat le podcast on laisse la parole en fin d’épisode à un expert. Et, non ce n’est pas un hasard, C’est Cécile Gylbert, maman de Mahaut qui a accepté notre invitation. D’abord parce que c’est intéressant de voir le point de vue des parents, mais aussi parce que Cécile est coach d’expatriation et formatrice interculturelle et auteure de Les enfants de la 3ème culture aux éditions du net.

Tenez bon parents. bien sûr nous avons déjà nous mêmes parfois de grosses difficultés à accepter ce retour en France pas toujours facile. Nos enfants et ados le subissent surement encore plus que nous puisqu’ils nous suivent. Mais à entendre tous ces témoignages, la conclusion semble claire et évidente : l’expatriation permet une plus belle et plus grande vision du monde qui nous entoure. Utilisons cette force pour la partager dans notre propre pays au retour.



Les Pvtistes

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On continue notre série de découverte des personnalités qui font l’expatriation et le retour d’expatriation. Et pour ce 6ème épisode de la saison 3 exexpat le podcast a voulu laisser parler ceux qui certainement sont les citoyens du monde d’aujourd’hui, ceux qui ont eu la chance de profiter de ce qu’on appele un visa pour découvrir le monde et ses différentes cultures, ceux qui vont permettre, peut-être grâce au fait qu’ils voyagent en travaillant, à la France de changer sa façon de regarder et de traiter les expats et exexpats


Le PVT qui veut dire Programme Vacances Travail ou WHV c’est à dire Working Holiday Visa en anglais, donne l'opportunité aux jeunes d'une cinquantaine de nationalités de partir pendant un ou deux ans à l'étranger pour faire une découverte culturelle et touristique tout en étant autorisés à travailler pour financer leur voyage. C’est pas beau la vie? Ça fait 20 ans que le PVT a vu le jour en France. En 2018 plus de 46 000 français sont partis à l’étranger dans le cadre du PVT et 5000 jeunes d’ailleurs sont venus en France en tant que pvtistes. Un engouement pour ce visa qui ne cesse d’augmenter. Deviendrait-on, nous français, un peu comme les pays nordiques depuis des décennies, adeptent d’une à 2 années pour voir ailleurs avant de se lancer dans la vie professionnelle dans son propre pays? Sûrement. Mais ça va beaucoup plus loin que ça. D’abord parce que l’âge dans la plupart des pays est désormais limité à 35 ans, ce qui veut dire que beaucoup de PVtistes ont surement déjà eu un boulot en France avant de partir, mais aussi vous allez l’entendre parce que beaucoup de pvtistes ne se limitent pas à un pvt, on peut en faire jusqu’à 3 en Australie, et même décident de rester dans le pays choisis plusieurs années après le PVT. 

Avant de laisser la parole à Camille, pvtiste au Québec, sachez que le pays le plus demandé par les pvtiste français est justement l’Australie. Mais le Canada a de plus en plus le vent en poupe. Ayant moi-même vécu au Canada, je me suis donc rapproché de ces pvtistes revenus du grand froid pour cet épisode. 

Parce que le PVT c’est évidemment partir. Mais ce que les pvtistes oublient comme la plupart des exexpat, c’est que normalement au bout de 2 ans il faut revenir. Camille donc a fait la double expérience… Et vous allez voir son aventure pvtiste est étonnante et pourtant sûrement familière pour beaucoup

Rémi a lui aussi fait le choix de partir à montréal il y a quelques années, avec un PVT en poche. Un quota est imposé pour le PVT Canada. Ce quota peut être amené à changer d'une année sur l'autre et même au cours de l'année. En 2019, le quota pour les Français est de 15 050 places. Initialement fixé à 7 150 places, 7900 places supplémentaires ont été ajoutées le 17 mai dernier.

Par contre il n’est pas si simple d’obtenir ce fameux PVT. C’est lors d’une rencontre pour pvtistes organisée dans un bar par pvtistes.net que j’ai rencontré Rémi. Son expérience à l’aller comme au retour, il la met désormais au service de tous ceux qui veulent en savoir plus

Julie a co-créé le site PVtistes.net il y a 14 ans. Elle même pvtiste elle a eu le flair et a surfé sur l’engouement pour ce visa. Dans pvtiste.net on donne tous les conseils pour vivre sereinement son PVT, on aide à trouver une assurance, des articles de pvtistes y sont partagés. Mais le virtuel à ses limites. Alors pour chaque destination Julie a décidé d’organiser des rencontres de pvtistes en partance. Moi c’est du retour de PVT dont j’ai parlé avec elle.

D’après un sondage pvtistes.net fait auprès de 900 pvtistes, la moitié des participants regrette amèrement le retour en France. 22,5 % évoquent une épreuve difficile mais surmontable. 20 % des votants sont optimistes et heureux de revenir. Parmi eux, 12,2 % estiment avoir la bougeotte et 7,4 % sont simplement contents de refouler leurs terres. Des chiffres qui corroborent ceux des exexpats de sociétés ou des ex-immigrés… Conclusion : pas facile de rentrer au bercail!!!

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Les petites phrases qui agacent les expats au retour

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C'est les vacances... Exexpats et expats vous vous préparez à rentreren France pour enfin revoir les amis, la famille et éventuellement d'anciens collegues qui pourraient vous aider à retrouver du boulot... car vous y repensez quand même un peu à votre retour définitif!!! Bref, trop content de revenir et retrouver vos marques... C'est sans compter sur les petites phrases qui tuent à l'arrivée!!

C'est en lisant l'excellent top 10 des meilleures petites phrases qui agacent les expats au retour dans lepetitjournal.com qu'exexpat le podcast a eu l'idée de parler à celles qui s'amusent des petits tracas des expats et exexpats. Rdv donc avec Justine Hugues journaliste pour lepetitjournal.com et Nathalie Eyraud graphiste et dessinatrice pour Courrier Expat

Bon sur ce bonnes vacances les expats et exexpats… enjoy le french sun

Si vous passez par Paris, n’hésitez pas à venir nous voir si vous avez envie de causer dans le micro… On sera bien content de partager vos expériences, vos suggestions, vos conseils sur le podcast. Et si vous n’avez pas cette formidable chance de mettre un pied dans la capitale alors qu’il fait 45 degrés à l’ombre, allez donc mettre des petites étoiles et des commentaires sur Apple Podcast et sur toutes les plateformes d’écoute, dites à vos copains qui viennent de rentrer de Singapour ou du Chili, d’écouter exexpat-lepodcast.com, parce que tout le monde est d’accord, c’est quand même bien utile ce podcast n’est-ce pas? Ou bien allez sur nos pages Facebook, Instagram ou Linkedin, pour ne pas perdre les bonnes vieilles habitudes des réseaux sociaux… C’est bien gentil les vacances mais il nous faut notre dose de réseautage, sinon on n’est plus de vrais expats et exexpats! Hasta la vista!!

Les podcasteur.es

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Le retour en France est parfois, voire souvent, difficile…. Pour certain, ceci dit, il permet de prendre d’autres voies, de se réinventer. Pour L’animatrice Marjorie Murphy par exemple, même si finalement en faisant des podcasts elle a poursuivi son chemin de journaliste, ça lui a ouvert le monde du podcast. Du coup elle s’est demandée si dans sa nouvelle famille de podcasteurs, y en avait pas quelques uns qui auraient vécu une expatriation et un retour… et surtout si ça ne les aurait pas un peu influencer à devenir podcasteur justement.

Alors pour ce 3ème épisode, paroles au podcasts qui aujourd’hui prennent une ampleur incroyable. Selon une étude de Médiamétrie de juin 2019, 22,8% des internautes consomment des podcasts au moins une fois au cours du mois. 19,5% de la population étudiée écoute de la radio en différé sous forme de podcast quand 6,6% sont adeptes des podcasts natifs.

Exexpat le podcast a donc parlé avec Greg, plus connu sous le nom de Grégory Pouy. Il est une véritable personnalité du podcast. Des dizaines de milliers d’écoutes de son podcast Vlan l’ont rendu incontournable. Mais comment en est-il arrivé à un tel succès avec le podcast? C’était peut-être un peu prédestiné… Alors qu’il cartonne dans le marketing et la com en France, il décide il y a quelques années d’aller voir si il peut être autant successful à New York…

Juliette Raimbault elle pensait pouvoir se mettre en pilote automatique après de bonnes études à science-po. Originaire de Limoges, elle vient à Paris, puis découvre la vie d’étudiant en mode auberge espagnole, puis l’Amérique et l’Afrique… une vie d’expat qui la fait réfléchir à l’orientation qu’on prend dans la vie, dans les études, dans le travail… Et ça donne le podcast Graines d’orienté


Se réinventer, choisir une nouvelle voie, donner de la voix pour en parler… beaucoup d’expats et d’exexpats passent pas ces moments de remise en cause, d’ouverture à d’autres expériences pour finalement prendre un nouveau chemin. Souvent on le vit, en tout cas dans les premiers moments, comme une malédiction. Mais, exexpat le podcast aime à penser que ces moments peut-être douloureux, sont là pour nous montrer qu’on n’était peut-être pas celle ou celui qu’on est réellement. Et sans aucun doute, l’expatriation ouvre tout un monde des possibles.


Les journalistes correspondants

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La population défie de plus en plus les journalistes. Un certain nombre de sondages et baromètres sont sortis ces derniers mois, et tous montrent à quel point les populations française et mondiale n’ont pas ou plus confiance. Vous le savez, je suis journaliste. Un métier très décrié donc, et pourtant bien utile. L’info, qu’on essaie de vous rendre la plus factuelle possible, c’est quand même nous, la plupart du temps qui la transmettons. Or, vous le savez, le métier change beaucoup. Nous sommes de plus en plus face à un ordinateur au lieu de sortir voir le monde, nous sommes de plus en plus concurrencer par les pseudos journalistes en herbe, et les médias ne sont pas en forme financièrement, ni editorialement pour certains.

Quand en plus on est exexpat et qu’on rentre en France avec le fameux CV atypique, d’avoir osé faire du journalisme ailleurs qu’en France, bonne chance…

C’est pourquoi pour cet épisode nous laissons la parole à 2 grandes personnalités du journalisme qui ont vécu ce journalisme ailleurs, l’aventure de grands évènements historiques, mais aussi croyez-moi une forme d’expatriation.

Martine Laroche-Joubert, héroïne du journalisme : Grand reporter depuis les années 80 notamment pour France 2. Elle vient de publier un livre qui retrace sa vie et son parcours de journaliste de guerre: “Une femme au front” aux éditions du Cherche Midi dans lequel elle raconte son métier de reporter de guerre, sur le terrain, ses grandes missions, se erreurs et ses regrets également. Martine Laroche-Joubert a habité 3 ans à New York, donc on peut considérer qu’elle a été exexpat, mais ce qui est étonnant chez elle, c’est qu’elle est à la fois continuellement dans sa tête et dans sa vie, française vivant en France, expat et exexpat, du fait de son métier et de sa vision de l’existence.

Frédéric Carbonne, journaliste depuis 25 ans à Radio-France et actuellement présentant le 21h-minuit sur France Info, devient, du jour au lendemain, mais à sa demande, correspondant à Washington. Il part pour 4 ans alors qu’il arrive à la cinquantaine. Une expérience évidemment très intense notamment à cause d’une certain Donald Trump. Le retour, il l’a vécu positivement. Mais même quand on travaille pour une grosse maison comme Radio-France, pas évident de reprendre sa place.

La population voit souvent le journaliste comme privilégiée, vivant une existence  de rêve ultra bien payé, et ne fait pas le lien entre correspondant et expat. Nous espérons avec ces 2 témoignages vous avoir prouvé le contraire. Ecrivez-nous sur le groupe Facebook exexpat par exemple pour nous partager vos pensées sur le sujet! Pendant ce temps là, je vais poursuivre ma découverte de ceux qui rentrent, pour vous offrir des portraits parfois originaux mais surtout qui, je l’espère, vous soutiendrons dans votre retour en France.

Le retour du corps médical

Pour cette 3ème saison d'exexpat le podcast nous nous interessons plus aux personnes qu’aux thèmes. Bien sûr vous n’allez pas tous vous reconnaître dans chaque épisode, mais au contraire vous allez vous découvrir les uns les autres… et c’est passionnant

Après les enfants, nous allons donc parler aux médecins et infirmières qui contrairement à ce qu’on peut penser, peuvent aussi vivre un retour en France compliqué

Lorsque notre animatrice Marjorie Murphy habitait à Toronto, beaucoup de chauffeurS de taxi venaient souvent d’Afrique, du Moyen-Orient ou d’Europe de l’est et n’avaient pas pu se payer les études d’équivalence pour être médecin au Canada après leur immigration. Ça la rendait folle de voir ces expatriés plein d’espoir dans ce nouvel eldorado, finir par faire un travail qui ne les satisfaisaient pas. 

En 2016, malgré l'entente France-Québec signée en 2008 pour faciliter l'intégration des médecins des deux côtés de l'Atlantique, 194 des 348 médecins français qui avaient demandé un permis dans la province ne l'ont pas eu.

Nous avons donc parlé avec des médecins et infirmières francais rentrés dans l'hexagone après plusieurs année d'expatriation

Katell a en effet fait le pas d’aller pratiquer au Québéc pendant 11 ans. Infirmière, elle a pu profiter de la pénurie de professionnels de la santé que connaît le Canada depuis des années. Elle a une vision très pragmatique de l’expatriation et du retour.

Le professeur Daniel Cherqui, éminent chirurgien, spécialiste de la transplantation du foie au Centre Hépato-Biliaire de l’Hôpital Paul Brousse rêvait de l’Amérique. Quand on vous offre à la fois la possibilité de se perfectionner, de pratiquer dans des conditions privilégiées et de gagner beaucoup mieux sa vie qu’en France, pourquoi pas! Il a mis une vingtaine d’années à finalement s’expatrier. A 50 ans, toute la famille le suit… Et finalement le retour en France va être une révélation

Pauline est infirmière dans un centre IPC, celui d'Ile de france qui réalise plus de 23 000 bilans de santé gratuits par an. Mais il en existe une centaine partout en France depuis 40 ans. Elle a travaillé 3 ans en tant qu'infimière à Dublin et la différence de perspective médicale et de traitement de nos professionnels entre l’Irlande et la France est assez choquante… et pas forcément dans le sens que l'on pense.

Aujourd’hui plus d’un millier d’étudiants français en médecine sont partis étudier en Roumanie. En France, numerus clausus oblige, ils n’ont pu décrocher un diplôme de médecine nous explique le Monde du 23 avril 2019. Comment seront-ils accueillis en France à leur retour? Si vous en connaissez, partagez leur exexpat le podcast… ça peut servir! 



L'identité française de nos petits exexpats

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Près de 2 millions de français sont expatriés à l’étranger selon le ministère des affaires étrangères et plus de 300 000 à revenir dans l’hexagone chaque année.

Parmi tous ces expats et exexpats, d’anciens étudiants ou de jeunes adultes qui ont rencontré l’âme soeur et ont fondé une famille dans leur pays d’expatriation. Pour beaucoup tous ces expats rentrent en France avec des enfants souvent binationaux, biculturels et bilingues en France. Ces enfants français de fait, se sentent-ils vraiment français quand ils arrivent dans l’hexagone? C’est quoi l’identité française pour ces enfants de la mondialisation?

Exexpat le podcast est allé à la rencontre de quelques petits ex expatriés de classe de CM2 et de 6ème d’écoles internationales françaises pour en parler. En co-production avec Binge audio