Les Pvtistes

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On continue notre série de découverte des personnalités qui font l’expatriation et le retour d’expatriation. Et pour ce 6ème épisode de la saison 3 exexpat le podcast a voulu laisser parler ceux qui certainement sont les citoyens du monde d’aujourd’hui, ceux qui ont eu la chance de profiter de ce qu’on appele un visa pour découvrir le monde et ses différentes cultures, ceux qui vont permettre, peut-être grâce au fait qu’ils voyagent en travaillant, à la France de changer sa façon de regarder et de traiter les expats et exexpats


Le PVT qui veut dire Programme Vacances Travail ou WHV c’est à dire Working Holiday Visa en anglais, donne l'opportunité aux jeunes d'une cinquantaine de nationalités de partir pendant un ou deux ans à l'étranger pour faire une découverte culturelle et touristique tout en étant autorisés à travailler pour financer leur voyage. C’est pas beau la vie? Ça fait 20 ans que le PVT a vu le jour en France. En 2018 plus de 46 000 français sont partis à l’étranger dans le cadre du PVT et 5000 jeunes d’ailleurs sont venus en France en tant que pvtistes. Un engouement pour ce visa qui ne cesse d’augmenter. Deviendrait-on, nous français, un peu comme les pays nordiques depuis des décennies, adeptent d’une à 2 années pour voir ailleurs avant de se lancer dans la vie professionnelle dans son propre pays? Sûrement. Mais ça va beaucoup plus loin que ça. D’abord parce que l’âge dans la plupart des pays est désormais limité à 35 ans, ce qui veut dire que beaucoup de PVtistes ont surement déjà eu un boulot en France avant de partir, mais aussi vous allez l’entendre parce que beaucoup de pvtistes ne se limitent pas à un pvt, on peut en faire jusqu’à 3 en Australie, et même décident de rester dans le pays choisis plusieurs années après le PVT. 

Avant de laisser la parole à Camille, pvtiste au Québec, sachez que le pays le plus demandé par les pvtiste français est justement l’Australie. Mais le Canada a de plus en plus le vent en poupe. Ayant moi-même vécu au Canada, je me suis donc rapproché de ces pvtistes revenus du grand froid pour cet épisode. 

Parce que le PVT c’est évidemment partir. Mais ce que les pvtistes oublient comme la plupart des exexpat, c’est que normalement au bout de 2 ans il faut revenir. Camille donc a fait la double expérience… Et vous allez voir son aventure pvtiste est étonnante et pourtant sûrement familière pour beaucoup

Rémi a lui aussi fait le choix de partir à montréal il y a quelques années, avec un PVT en poche. Un quota est imposé pour le PVT Canada. Ce quota peut être amené à changer d'une année sur l'autre et même au cours de l'année. En 2019, le quota pour les Français est de 15 050 places. Initialement fixé à 7 150 places, 7900 places supplémentaires ont été ajoutées le 17 mai dernier.

Par contre il n’est pas si simple d’obtenir ce fameux PVT. C’est lors d’une rencontre pour pvtistes organisée dans un bar par pvtistes.net que j’ai rencontré Rémi. Son expérience à l’aller comme au retour, il la met désormais au service de tous ceux qui veulent en savoir plus

Julie a co-créé le site PVtistes.net il y a 14 ans. Elle même pvtiste elle a eu le flair et a surfé sur l’engouement pour ce visa. Dans pvtiste.net on donne tous les conseils pour vivre sereinement son PVT, on aide à trouver une assurance, des articles de pvtistes y sont partagés. Mais le virtuel à ses limites. Alors pour chaque destination Julie a décidé d’organiser des rencontres de pvtistes en partance. Moi c’est du retour de PVT dont j’ai parlé avec elle.

D’après un sondage pvtistes.net fait auprès de 900 pvtistes, la moitié des participants regrette amèrement le retour en France. 22,5 % évoquent une épreuve difficile mais surmontable. 20 % des votants sont optimistes et heureux de revenir. Parmi eux, 12,2 % estiment avoir la bougeotte et 7,4 % sont simplement contents de refouler leurs terres. Des chiffres qui corroborent ceux des exexpats de sociétés ou des ex-immigrés… Conclusion : pas facile de rentrer au bercail!!!

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