Les journalistes correspondants

Ma publication.png

La population défie de plus en plus les journalistes. Un certain nombre de sondages et baromètres sont sortis ces derniers mois, et tous montrent à quel point les populations française et mondiale n’ont pas ou plus confiance. Vous le savez, je suis journaliste. Un métier très décrié donc, et pourtant bien utile. L’info, qu’on essaie de vous rendre la plus factuelle possible, c’est quand même nous, la plupart du temps qui la transmettons. Or, vous le savez, le métier change beaucoup. Nous sommes de plus en plus face à un ordinateur au lieu de sortir voir le monde, nous sommes de plus en plus concurrencer par les pseudos journalistes en herbe, et les médias ne sont pas en forme financièrement, ni editorialement pour certains.

Quand en plus on est exexpat et qu’on rentre en France avec le fameux CV atypique, d’avoir osé faire du journalisme ailleurs qu’en France, bonne chance…

C’est pourquoi pour cet épisode nous laissons la parole à 2 grandes personnalités du journalisme qui ont vécu ce journalisme ailleurs, l’aventure de grands évènements historiques, mais aussi croyez-moi une forme d’expatriation.

Martine Laroche-Joubert, héroïne du journalisme : Grand reporter depuis les années 80 notamment pour France 2. Elle vient de publier un livre qui retrace sa vie et son parcours de journaliste de guerre: “Une femme au front” aux éditions du Cherche Midi dans lequel elle raconte son métier de reporter de guerre, sur le terrain, ses grandes missions, se erreurs et ses regrets également. Martine Laroche-Joubert a habité 3 ans à New York, donc on peut considérer qu’elle a été exexpat, mais ce qui est étonnant chez elle, c’est qu’elle est à la fois continuellement dans sa tête et dans sa vie, française vivant en France, expat et exexpat, du fait de son métier et de sa vision de l’existence.

Frédéric Carbonne, journaliste depuis 25 ans à Radio-France et actuellement présentant le 21h-minuit sur France Info, devient, du jour au lendemain, mais à sa demande, correspondant à Washington. Il part pour 4 ans alors qu’il arrive à la cinquantaine. Une expérience évidemment très intense notamment à cause d’une certain Donald Trump. Le retour, il l’a vécu positivement. Mais même quand on travaille pour une grosse maison comme Radio-France, pas évident de reprendre sa place.

La population voit souvent le journaliste comme privilégiée, vivant une existence  de rêve ultra bien payé, et ne fait pas le lien entre correspondant et expat. Nous espérons avec ces 2 témoignages vous avoir prouvé le contraire. Ecrivez-nous sur le groupe Facebook exexpat par exemple pour nous partager vos pensées sur le sujet! Pendant ce temps là, je vais poursuivre ma découverte de ceux qui rentrent, pour vous offrir des portraits parfois originaux mais surtout qui, je l’espère, vous soutiendrons dans votre retour en France.