Le retour des cerveaux

Ma publication copie 4.png

La fuite des cerveaux français touche t elle à sa fin? titrent les Echos Start en juin 2018. On y a pas mal cru pendant un moment, quand le président français, a appelé nos cerveaux français à rentrer, et aux cerveaux étrangers à venir s’installer chez nous. Depuis on se demande si la France n’a pas été un peu vite en besogne. Certes l’économie a semblé aller mieux, la french tech, les start up et même les grosses entreprises ont eut l’air d’avoir envie de faire réussir nos ingénieurs et autres chercheurs… Bref l’économie a boosté l’attractivité.

Mais c’était sans compter avec les bonnes habitudes de la France qui ne s’est en fait, semble-t-il au vu des témoignages nombreux dans ce podcast, pas du tout préparée à recevoir tous ces gens, ni à leur donner une vraie place dans la société gauloise.

En 2018 voilà ce que l’on apprenait dans les Echos :

Les jeunes veulent moins s’expatrier pour le travail. C'est ce que l'on retient d'une nouvelle étude réalisée par le cabinet de conseil BCG, auprès de 367 000 personnes dans le monde et 8.000 en France (dont 80% possèdent au moins un bac+3). Donc cette étude Decoding Global Talentconfirmait déjà en 2018 un regain d’attractivité de l’Hexagone auprès des moins de 30 ans. Les échos poursuivent avec cette analyse : Si le désir d’une expérience à l’étranger reste fort pour les français de moins de 30 ans - 79% d’entre eux rêvent d’expatriation - il est en forte baisse par rapport à 2014, où 94% étaient désireux de travailler hors de frontières nationales.

Qu’en est-il aujourd’hui? J’ai été posé la question au Boston Consulting Group comme vous pourrez l’entendre à la fin de cet épisode. Mais d’abord comme d’habitude, place aux témoignages. Car vous allez l’entendre, Laure et Judith, 2 cerveaux revenus en France sont mitigés face à l’accueil de leur pays.

Laure Bottinelli, la trentaine, est rentrée il y a 6 mois d’Haiti où elle a créé sa propre ONG Anacaona. Après 10 ans d’expatriation dans des pays en crise, elle revient en France où tout à coup elle redécouvre le privilège de prendre une douche quand bon lui semble.

Judith, elle, décide de vivre au Pays-bas en 2010 après des études de géologie à Nancy et au Pays Bas. Pendant 7 ans elle travaille comme ingénieure en géotechnique pour une entreprise scientifique hollandaise. Et puis la France lui fait de l’oeil. Fini la fuite des cerveaux, le retour est décidé. Et bien sûr cela ne se passe pas du tout comme prévu.

Alors que disent les chiffres sur l’expatriation et le retour? Je vous le disais en début d’épisode, le Boston Consulting Group s’est penché sur la question et j’ai demandé à Fanny Potier-Koninckx, auteure de l’étude Decoding Global Talent et directrice au bureau de Paris de BCG, de nous faire le bilan

Les podcasteur.es

Ma publication.png

Le retour en France est parfois, voire souvent, difficile…. Pour certain, ceci dit, il permet de prendre d’autres voies, de se réinventer. Pour L’animatrice Marjorie Murphy par exemple, même si finalement en faisant des podcasts elle a poursuivi son chemin de journaliste, ça lui a ouvert le monde du podcast. Du coup elle s’est demandée si dans sa nouvelle famille de podcasteurs, y en avait pas quelques uns qui auraient vécu une expatriation et un retour… et surtout si ça ne les aurait pas un peu influencer à devenir podcasteur justement.

Alors pour ce 3ème épisode, paroles au podcasts qui aujourd’hui prennent une ampleur incroyable. Selon une étude de Médiamétrie de juin 2019, 22,8% des internautes consomment des podcasts au moins une fois au cours du mois. 19,5% de la population étudiée écoute de la radio en différé sous forme de podcast quand 6,6% sont adeptes des podcasts natifs.

Exexpat le podcast a donc parlé avec Greg, plus connu sous le nom de Grégory Pouy. Il est une véritable personnalité du podcast. Des dizaines de milliers d’écoutes de son podcast Vlan l’ont rendu incontournable. Mais comment en est-il arrivé à un tel succès avec le podcast? C’était peut-être un peu prédestiné… Alors qu’il cartonne dans le marketing et la com en France, il décide il y a quelques années d’aller voir si il peut être autant successful à New York…

Juliette Raimbault elle pensait pouvoir se mettre en pilote automatique après de bonnes études à science-po. Originaire de Limoges, elle vient à Paris, puis découvre la vie d’étudiant en mode auberge espagnole, puis l’Amérique et l’Afrique… une vie d’expat qui la fait réfléchir à l’orientation qu’on prend dans la vie, dans les études, dans le travail… Et ça donne le podcast Graines d’orienté


Se réinventer, choisir une nouvelle voie, donner de la voix pour en parler… beaucoup d’expats et d’exexpats passent pas ces moments de remise en cause, d’ouverture à d’autres expériences pour finalement prendre un nouveau chemin. Souvent on le vit, en tout cas dans les premiers moments, comme une malédiction. Mais, exexpat le podcast aime à penser que ces moments peut-être douloureux, sont là pour nous montrer qu’on n’était peut-être pas celle ou celui qu’on est réellement. Et sans aucun doute, l’expatriation ouvre tout un monde des possibles.


L'identité française de nos petits exexpats

My Post.jpg

Près de 2 millions de français sont expatriés à l’étranger selon le ministère des affaires étrangères et plus de 300 000 à revenir dans l’hexagone chaque année.

Parmi tous ces expats et exexpats, d’anciens étudiants ou de jeunes adultes qui ont rencontré l’âme soeur et ont fondé une famille dans leur pays d’expatriation. Pour beaucoup tous ces expats rentrent en France avec des enfants souvent binationaux, biculturels et bilingues en France. Ces enfants français de fait, se sentent-ils vraiment français quand ils arrivent dans l’hexagone? C’est quoi l’identité française pour ces enfants de la mondialisation?

Exexpat le podcast est allé à la rencontre de quelques petits ex expatriés de classe de CM2 et de 6ème d’écoles internationales françaises pour en parler. En co-production avec Binge audio